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Pensées de bas étage équivoques alors : Pas de questions, pas de complaisance, juste la solitude, et cette musique...
[=> La Longue Route de Yann Tiersen : http://www.facebook.com/pages/Yann-Tiersen-official/18359161762?ref=mf ]

La pluie sur mon visage défait, fine et amère,
Ne cesse de tomber, inévitable est la guerre.

Mon c½ur est emmuré dans une automnale chaleur,
Que le temps ne parvient pas à faire osciller,
Car déjà s'y étend une exquise douleur,
Monolithique, elle ne pourra se briser.

Cupidon, un soir, de chez Bacchus est revenu.
Pauvre cible qui n'était pas prête !
A en voir ses ailes et sa dextérité il avait bu.
Pauvre cible qui n'était pas prête !
De son carquois une flèche au lieu de deux il a extraite.
Pauvre cible qui n'était pas prête !

Envoyant un homme dans une tourmente passionnelle,
Arborant le signe de l'impossibilité charnelle.

Errant au monde, dépossédé,
Il n'a cessé de s'enivrer de ce parfum il y avait pourtant peu
Inconnu
Aujourd'hui devenu tout, tou, to, t...
Rien
Plénitude abyssale, universelle aliénation, existentielle, éphémère et cyclique.

Des cimes il aimerait se jeter ,
Il ne peut plus avancer, s'obstine à espérer.
Pauvre cible qui n'était pas prête !
Pourtant il le sait, l'illusion si vite fanée étend son ombre,
Dans l'espoir d'entrevoir entre les nuages un autre Soleil
qu'il sait tout aussi sombre.

Il gît, au milieu d'une chambre, il ne meurt pas, il est seul.
Pauvre cible qui n'était pas prête !
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# Posté le mardi 25 novembre 2008 16:47

Cinéma ~ L'un contre l'Autre

Cinéma ~ L'un contre l'Autre
Synopsis:
Un policier braque son arme sur un forcené, le neutralise et sauve ainsi la vie de son collègue. Ce brave homme est Georg, la quarantaine passée, père de deux enfants déjà grands, et mari aimant d'Anne, institutrice en école primaire. Derrière cette insertion parfaite se cache une zone d'ombre, Anne le bat...

Depuis l'an dernier, notamment depuis la sortie de La Vie des Autres, le cinéma Allemand semble plus présent dans nos salles obscures s'en étant suivis De l'autre côté et Le Perroquet Rouge entre autres. Ici le tout jeune réalisateur nous expose un tabou, celui de l'homme battu. Et pour ce faire, dans une interview accordée à Première ce mois-ci, il confiait l'envie qu'il avait eu de tourner avec « de vrais coups, [pour] ne pas tricher ». Et il faut bien avouer que la première scène de « lutte », qui intervient quelques dizaines de minutes après le début, a de quoi vous glacer le sang : Anne saisit son sac et frappe Georg à terre sans état d'âme.
Il nous montre une femme jalouse, brisée, reniée par ses enfants absents et au père étouffant (et de ce point de vue, il en met des tonnes, accentuant les traits de ce père de façon constante, le présentant comme un des moteurs de ces actes injustifiables, lui qui attend des « résultats », se foutant du social... Multipliant cet aspect dans bon nombre de scènes, nous le martelant: au bout d'un moment, on a compris ! Mais c'est très certainement la seule « erreur » que le jeune réalisateur d'outre Rhin commet), et un mari, qui à cause à sa promotion au poste de commissaire, va faire oublier les actes de sa femme dans l'esprit de ses beaux-parents, la dévaloriser (sans pour autant en avoir conscience).
Les deux personnages sont tous deux fascinants tant ils restent à la fin de la projection ni des archétypes, ni des originaux : si on peut expliquer certains de leur comportements, on de peut les comprendre entièrement. Georg semble totalement froid, placide, sans expression néanmoins aimant, et elle, impulsive, déprimée et aimante aussi qui voudrait avoir une place au sein de cette famille qui ne la comprend plus et une place dans la vie de Georg avec qui elle tente de communiquer en vain. Il en ressort que cette relation basée sur l'amour tout de même repose sur un accord assez malsain, lui encaissant les coups et se laissant faire, ne laisse pas le spectateur indifférent car totalement soumis, on tente de savoir si oui ou non il ne prend pas plaisir à sa façon. (« Tant qu'elle me frappe encore, elle m'aime/ tant que je le frappe encore je l'aime, il m'aime. Le jour où elle ne me frappera plus elle ne m'aimera plus ? »). Soumission qui tend à se confirmer dans les rapports même qu'il entretient avec ses collègues de bureau : il va jusqu'à essayer de convaincre le chef de la police d'offrir la promotion à un autre (sans scrupules) alors qu'il a de nombreuses dettes à épancher.
Le film, sombre dans le propos, s'avère aussi sombre dans l'image, révélant appartements et pièces sombres aux vieilles tapisseries, d'une ancienne époque (Cela se passe t-il en RDA ? On en sait rien, on le devine), parfois à la limite du glauque éclairés par des lampes, qui elles aussi, ne doivent pas dater d'hier. Le réalisateur met ici tout en ½uvre pour nous faire pénétrer dans une réalité crue et malsaine, qui du début à la fin, ne fait que fasciner, provoquer sentiments contradictoires à l'égard des deux personnages, ne fait que nous heurter mais aussi et surtout nous pousse à nous interroger et à ne pas rester passif... un Réalisateur Allemand est né.

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# Posté le jeudi 08 mai 2008 05:15

Voyage ~ Rapidité, Consommation, Exubérance, Mauvais Goût, Autorité, Money Money... Welcome to New-York City.

Après 5 jours, envie folle de la petite campagne Lorraine, de ces champs, d'un obscurité réellement obscure, de paquerêttes, de cette bonne vieille politesse archaïque, de cet air presque parfait, de ce bruit monotone sourd. De ce ton attentif, non condescendant qui prend le temps. Nouvelle envie que celle d'avoir 18 ans, d'être majeur, vacciné, enfumé et alcoolisé. Envie de cette bonne vieille Europe, maculée d'un sang qui ne cesse d'abreuver la flore certes, mais qui, désormais plus sec que liquide s'apprête à édifier une quantité de choses.
Traverser des rues encore et encore, pourrie par l'odeur chaude de stands de Hot-Dog tenus par des Mexicains, des Restaurants tenus par des Asiatiques, des Fast-food employant des Noirs-Américains et enfin un quartier des affaires n'employant que des Blancs. Somptueuse mixité sociale aussi douce que l'odeur de ces avenues, le rêve Américain réussit à tout le monde, oui l'Amérique c'est beau.
Des billets de 1 dollars à n'en plus finir qui traînent inlassablement au fond des poches, des chaînes de cafés à la sauvette au coin de chaque rue, des buildings grattant des nuages cachés, des yeux qui scrutent cette immensité, des hommes et des femmes de toutes les couleurs blasées par tout cela, n'ayant de cesse que d'avancer sans se soucier de rien, l'habitude.
Un temps clair, un parc immense où tous se confondent, où le sport est devenu une véritable religion, où des hommes en chapeaux en endiguent d'autres qui n'en ont pas.
Et au milieu de ce bordel, des Musées, des vues à couper le souffle, et un endroit intimiste perché au dessus d'un centre, commercial de luxe, protégeant une salle trop poshy, et abritant l'essence même de la ville, du pays, une musique, un jazz pur, joué sans compromis par des musiciens hallucinants et aliénés derrière qui une large baie vitrée offre une vue de Central Park la nuit. Instant précieux offert par... The Coca Cola company.
Enjoy'

# Posté le mardi 22 avril 2008 09:56

Série ~ Damages... La série 13 étoiles... A voir de toute urgence.

Série ~ Damages... La série 13 étoiles... A voir de toute urgence.
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# Posté le vendredi 28 mars 2008 17:59

Modifié le jeudi 03 avril 2008 16:51

Cinéma ~ A bord du Darjeeling Limited... Je n'veux plus y'aller Maman !

Cinéma ~ A bord du Darjeeling Limited... Je n'veux plus y'aller Maman !
Synopsis:
Trois frères qui ne se sont pas parlé depuis la mort de leur père décident de faire ensemble un grand voyage en train à travers l'Inde afin de renouer les liens d'autrefois.
Pourtant, la "quête spirituelle" de Francis, Peter et Jack va vite dérailler, et ils se retrouvent seuls, perdus au milieu du désert avec onze valises, une imprimante, une machine à plastifier et beaucoup de comptes à régler avec la vie...
Dans ce pays magique dont ils ignorent tout, c'est alors un autre voyage qui commence, riche en imprévus, une odyssée qu'aucun d'eux ne pouvait imaginer, une véritable aventure d'amitié et de fraternité...

Une Inde sans saveur.
Un Réalisateur sans inspirations, sans aspirations qui flatte la critique à coup de Joe Dassin et surtout qui se veut précurseur d'un cinéma absolument pas intéréssant mais apparement intellectuellement gratifiant. Elitisme ? Je dirais plus fashionisme répulsif.
Des scènes qui se limitent aux mêmes mouvements de caméra.
Une histoire qui ne touche pas, on adhère pas aux personnages.
On ne sait pas où on va, et en tout cas on y va pas.
En bref, Une Odyssée (lisez Homère, au moins aussi long, et plus chiant mais ça en jettera plus autour d'un repas, oui c'est comme ça que ça marche au 20ème sicèle) mes fesses.

Exemple typique d'un cinéma prétentieux, sans saveur, compréhensible mais inutile... Le Néant... L'énorme néant... Un néant qui s'est très vite transformé en haine pour un cinéaste qui défraye la chronique actuelle et n'a aucun talent. Un cinéaste dans le vent, tant mieux pour lui, tant pis pour moi.
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N'allez pas le voir, C'est un véritable traquenard, où barrez vous après les 7 premières minutes. Swchartzman et Portman, la seule chose intéressante du film.

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# Posté le lundi 24 mars 2008 17:18

Modifié le lundi 24 mars 2008 17:51